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mardi 25 novembre 2008

Etats d'âme

Sinon, pour étaler mes états d'âme, je me sens moyennement bien en ce moment.
Je n'avance pas du tout dans mon mémoire, d'ailleurs j'ai du mal à me motiver pour travailler. C'est surtout que je me dis que je ne vais pas réussir à rédiger des lignes et encore moins des pages! Donc bon on peut bien me dire que si je vais y arriver et m'encourager, je n'y crois pas du tout. Car moi je me connais et je sais que ce type de travail est très compliqué pour moi. Alors oui, peut-être faut-il souffrir et se faire violence... Je ne dois pas savoir comment faire. Et là on est déjà à la fin de l'année et toujours rien de concret, c'est bien mal parti.

Encore pourrait-on croire que je suis quand même motivée pour finir mon année, donc mes études enfin (j'en ai plus qu'assez), et aborder la vie active ensuite avec un réel enthousiasme. Mais non ce n'est pas mon cas. Pas tant que ça hélas. Je sens bien qu'il y a quelque chose de brisé. J'entends encore résonner certaines paroles... Etant têtue, je pourrais prouver ou essayer de prouver à ces personnes qu'elles ont eu tort mais au final je ne sais pas pourquoi c'est comme si je n'en avais plus la force. C'est aussi que je m'en fous de ses personnes: je n'ai rien à leur prouver même si au final je sais très bien que cela s'est repercuté en moi comme une sorte de gangrène. Ca me dégoute de la vie active en fait, déjà qu'à la base j'avais très peur de ça...

Depuis que j'ai eu des tas de problèmes notamment pour valider (ou pas) mes stages, je me sens nulle, pas du tout qualifiée pour faire ce futur métier que j'avais pourtant envisagé d'exercer avec joie. Avoir été acceptée suite à ce concours m'avait apporté du baume au coeur dans ma vie bien misérable à l'époque, il faut le dire. Peut-être était-ce parce que j'avais pour une fois réussi quelque chose de pas forcément évident vu la sélection qu'il y avait.
Mais sans doute aussi car dès lors j'avais un but dans ma vie. Oui moi qui auparavant ne m'étais jamais projetée dans quoi que ce soit : ni vie professionnelle ni vie familiale. Je pensais ne pas avoir d'avenir vu ce que j'étais, vu comment je me considérais telle un monstre en quelque sorte ou tout simplement une anomalie. Je n'éprouvais pas de désirs conscients car pour moi leur réalisation était inaccessible. Maintenant j'ai peut-être évolué sur certains points. Le problème c'est que je sens que ce métier ce n'est même plus un vrai objectif pour moi donc ça m'attriste beaucoup. J'ai du faire énormément d'efforts et finalement, j'ai bien l'impression que cela se retourne contre moi...

Voilà sinon, je me sens bien moins mélancolique au niveau de mes goûts. Cela m'apparait moins fade. J'ai été à une exposition (Raoul Dufy), je relis un peu et j'écoute de nouvelles musiques.
C'est sans doute d'une part (pas uniquement) parce que je reparle depuis peu avec mon ancien copain. C'est pratiquement la seule personne avec qui je peux réellement partager certains goûts. C'est peut-être bizarre d'écrire ça vu que j'ai un copain. C'est très différent même si l'on partage certains goûts également bien sûr. Cela doit dépendre si à la base, on a des intérêts similaires ou pas j'imagine, puis de la façon de s'y prendre aussi.

Du coup, je me demande si un couple peut vraiment durer s'il a peu de goûts en commun en fait. Je ne sais pas trop vu que je n'ai pas beaucoup d'expériences dans ce domaine. Je devrais peut-être pas me poser la question. Ca ne me gêne pas tant que ça, si je sais que je peux quand même compter par ailleurs sur quelqu'un qui par exemple veut réellement savoir ce que je fais pas juste pour s'intéresser à moi comme ça mais pour éventuellement écouter ce que j'écoute ou lire ce que je lis ou voir ce que je vois. Mais aussi c'est peut-être quelque chose de narcissique je ne sais pas trop: je dois me dire que ça l'intéresse vraiment dans ce cas ce que j'aime. Mais moi de même, je m'enrichis ainsi en découvrant de nouvelles choses.
Cependant, je ne sais pas si c'est bien de dissocier ça. Je me dis que c'est à ça que servent les vrais amis, enfin je crois non? Alors c'est sans doute pour ça que je ne peux pas me résoudre à ne plus parler à cette personne ou lui donner de mes nouvelles parfois. Je ne sais pas si c'est bien, finalement parfois je doute mais je veux quand même garder le contact.

lundi 15 septembre 2008

Une fin

Action de causer volontairement sa propre mort (ou de le tenter), pour échapper à une situation psychologique intolérable, lorsque cet acte, dans l'esprit de la personne qui le commet, doit entraîner à coup sûr la mort.
Telle est la définition du mot "suicide" selon un certain dictionnaire.

En France, environ 12 000 personnes se suicident chaque année. Ce nombre est plus élevé que le nombre de tués sur les routes. On doit aussi avoir à l'esprit le nombre encore plus élevé des tentatives.

On peut trouver ça attirant. De nombreuses personnes ont eu de telles pensées même si elles ne sont pas forcément passées à l'acte. Elles peuvent avoir honte d'avoir envisagé un tel acte. Ce n'est pas mon cas. Je n'en ai pas honte. On peut apprécier des chansons qui vantent en quelque sorte le fait de refuser de vivre. On a l'impression de s'y reconnaître. On y pense un peu, beaucoup ou on y a pensé mais on ne l'a pas fait.

Aujourd'hui, j'ai appris que quelqu'un que je connaissais s'était suicidé. Je n'ai pas souvent vu cette personne. En fait, je ne l'ai que très rarement croisée. Mais c'était quelqu'un de proche pour une personne que je connais bien (dans ma famille).
Quand j'ai appris cette nouvelle, j'ai ressenti de l'incrédulité et de la surprise. Auparavant, je n'avais jamais connu cette situation. Personne autour de moi, n'avait commis cet acte. Alors cela restait pour moi quelque chose d'abstrait. Bien sûr, j'ai ressenti de la tristesse aussi et surtout. Finalement, je ne me suis même pas dit que cela constituait sans doute un soulagement pour cette personne qui n'en pouvait plus de sa propre vie. Pour moi, c'est quand même un échec. J'espère donc ne pas connaître cette fin.

jeudi 19 juin 2008

Je me sens mal. malaise, mal-être, mal de vivre. vivre ou survivre? sous-vivre. infériorité. incapable et in-adaptée. ex-ister. sens de l'existence. existentialisme. humanisme. social. société. rejet. dégoût. des goûts? des coups. le coût de la vie. poids. vide. chute. silence. lances en fer. enfer. souffrances et blessures. rouge sang, bleu ciel. il pleut. éclaircie. soleil. éblouit et illumine. fou. amour. coeur qui bat. se battre. espoir ou rêve? Réalité.

mercredi 4 juin 2008

Je me sens mal en ce moment. Depuis la semaine dernière. Je n'ai pas trop envie de m'étendre ici sur les raisons de mon mal-être. Dans mon cas, les explications ne servent à rien puisque le mal est fait et je ne peux absolument rien y faire à part essayer d'aller mieux peut-être. Tour à tour (ou est-ce en même temps?) je me sens gagnée par de la tristesse, du désespoir, de l'impuissance, de la honte mais aussi de la rancœur, de la rage même. Un sentiment de fatalité m'envahit, comme si je ne pourrais jamais être tranquille. J'ai la nette impression qu'il y aura toujours des problèmes avec moi et ce, malgré la somme d'efforts considérables que j'ai parfois l'impression de faire. Cela ne suffit pas, j'en suis parfaitement consciente. J'ai pourtant rarement connu une telle désillusion.
Tout cela, juste parce qu'on a refusé de me valider un stage! En fait, cela veut dire que beaucoup de travail est ininterrompu, qu'il faut que je reprenne tout à zéro. En ai-je la force, le courage? Qui me dit que l'année prochaine tout ne va pas recommencer ainsi? Ou plutôt s'achever de la même façon à cause d'une personne malveillante? Rien hélas.

On fait tant d'efforts mais au final, ça ne paye pas. On veut aider certaines personnes mais certaines vous rejettent (enfin juste une en l'occurrence). Je pourrais évidemment l'accepter, si ce n'était pas précisément ce que l'on m' a reproché. J'ai surtout du subir une personne méchante qui a été constamment dans mon dos. C'est étrange, je n'avais jamais rencontré cela à l'extérieur de mon cercle familial. Pour moi, la méchanceté à l'état pur était uniquement incarnée par un de mes frères. Pour autant, je n'ai jamais pensé que le monde extérieur était gentil non ;) Il n'y a qu'à voir ce qui arrive chaque jour sur notre planète. Mais pour moi, cela allait, dans le sens ou au pire, les gens étaient vis a vis de moi, indifférents dans le pire des cas. Ou alors, ils pouvaient me faire du mal mais sans forcément le vouloir. Là ce n'était pas ça car c'était totalement voulu. C'est pour ça que je croyais encore en l'être humain.
Là, j'ai le sentiment de n'avoir ma place nulle part. Donc je me sens perdue. Comme je l'ai écrit auparavant, je sais très bien que si je refais une année, il peut m'arriver le même problème. On peut toujours essayer... Surtout je suis dégoûtée par les gens. Je ne sais même pas si je veux réellement faire un métier comme cela, dans cette société. De plus, tous les gens que je connais vont me considérer comme une ratée donc ce n'est pas forcément évident à gérer. Je me considère ainsi évidemment (c'est déjà assez difficile à supporter) mais je ne supporte absolument pas de l'être aux yeux des autres...

La suite au prochain épisode.

dimanche 4 mai 2008

Un vieux texte

Un vieux texte d'il y a plusieurs années quand je ne savais pas trop ce que j'avais. Il a encore une certaine résonance en moi, enfin surtout à cette heure... C'est pourquoi je le mets là, même si je le trouve vraiment absurde par certains côtés ;)


Des larmes inondent mon visage, je ne puis les arrêter. Cela passera. Avec le temps, tout passe. Tout ou presque sauf ma douleur. Je la sens qui déchire mon coeur, transperce tout mon corps. Parfois, je l'oublie car elle est maligne: elle sait se faire absente pour mieux gagner en intensité lors du moment terrible où je la ressens. Mais au fond, je sais qu'elle fait partie de moi. Jamais je ne pourrai m'en débarrasser, m'en libérer parce que cette horreur, ce monstre vient de moi et non de n'importe qui d'autre comme je le souhaiterais ardemment. Je le voudrais car alors je pourrais me battre, tenter de repousser, d'éloigner loin de moi cette source de douleur continue. Non ce n'est pas ça: le problème c'est moi qui l'ai engendré, ma propre personne. Ma propre personnalité, je la hais, je la déteste. Je n'exagère pas en écrivant cela, même si je suis bien consciente que toute ma personnalité n'est pas concernée. Il s'agit simplement d'une partie de mon être, une parcelle. Ce qui est sûr c'est qu'elle est la cause de mon profond mal-être.


Pourrais-je changer? Après tout, dans la vie rien n'est immuable. Ca va, ça vient, ça passe, ça repasse. Je devais le penser au départ lorsque je tentais d'ignorer cette souffrance plusieurs années durant. Tout nous rattrape pourtant. On n'échappe pas à sa destinée pourtant. Quelle est la mienne? J'aurais tendance à croire que cette souffrance qui s'est développée en moi, qui a clairement pris racine, m'accompagnera encore longtemps. Mais y aura-t-il alors assez de place pour remplir aussi mon cœur de joie, de petits ou grands bonheurs dont je rêve tant? Je l'espère bien sûr mais rien n'est moins sûr...

samedi 29 mars 2008

La nuit

C'est une période que je n'apprécie pas. Ou plutôt, je n'aime pas le moment où l'on se couche. Oui, c'est plus ça. En effet, j'ai du mal à tomber dans les bras de Morphée.

Par le passé, c'était le seul moment où j'étais parfois submergée par la tristesse. La colère ou l'incompréhension venait parfois également. Seule dans mon lit, le désespoir pouvait m'envahir car je savais que la vie que je menais (même si pour moi je ne la menais pas mais je la subissais) n'avait aucun sens. C'est à ce moment-là uniquement que je le réalisais vraiment, en réfléchissant comme je pouvais dans l'état dans lequel je me trouvais. La journée, je ne craquais pas non. Au début parce que je ne me pensais pas si malheureuse. Puis, sans doute parce que j'ai toujours voulu sauvegarder les apparences. Je suis bien trop fière. Je me sentais quelque peu prisonnière de ma vie comme de mon corps. Je n'entrevoyais aucun avenir pour moi.

Alors, j'ai pris l'habitude d'écouter mon walkman, de m'endormir avec. Les voix et les musiques que j'entendais me rassuraient. Ainsi, j'étais moins confrontée à cette perspective d'affronter mes pensées au moment de dormir. J'aimais également m'évader ainsi en découvrant d'autres horizons.

Aujourd'hui, même fatiguée, j'ai parfois encore du mal à trouver le sommeil. J'aime me coucher tard. Je pense parfois que je pourrais vivre la nuit et dormir le jour. Juste quelques temps cela dit, pas indéfiniment ;) Pas vraiment pour travailler la nuit, même si je ne dévalorise pas ceux qui le font. Ne pas faire comme tout le monde, oui j'aime cette idée de décalage. Se promener la nuit, c'est parfois joli. Pas dans notre ville, hélas. Il y a tellement de lumières artificielles et puis parfois, on tombe sur des types louches... Non mais juste pour regarder les étoiles pourquoi pas.

mardi 22 janvier 2008

Il ou elle?

Il est parti. Il y a quelques jours. Il ou elle, d'ailleurs? Ca ne m'a pas fait plus mal que ça. L'intervention s'est vraiment bien passée mais je n'ai pas particulièrement envie de la raconter ici.
Je n'ai pas tellement ressenti de choses du coup: que ce soit au moment précis ou même juste après. Etrange: j'ai l'impression que c'est surtout avant que j'éprouvais beaucoup d'émotions et de sentiments car j'étais quelque peu angoissée.

Là, je vais bien ou disons pas trop mal. Dans mon esprit, je sais que je devrais me sentir coupable mais en fait, je n'y arrive pas trop. Je ne suis pas quelqu'un de très sensible, comme je l'ai écrit auparavant sur ce blog. Je suis juste un peu triste mais j'ai l'impression que ma décision était la bonne. Ce n'était pas un choix à contrecoeur donc je ne pense pas trop que cela va me causer des souffrances psychologiques comme c'est souvent le cas chez certaines femmes qui regrettent peut-être leur décision.

Je penserai à toi, je le sais. Je ne sais pas quand ni où mais je sais que parfois je me poserai des questions sur ce que tu serais devenu si je t'avais laissé grandir, si je t'avais laissé la liberté de vivre.

samedi 1 décembre 2007

Vagues à l'âme

J'en ai marre. Marre. Marre..................................
Je suis nulle. Je n'arrive à rien faire du tout. Je ne sais plus quoi faire. Je crois que je vais arrêter là. Oui, faut que j'arrête les frais. Ca sert à rien que je continue tout ça. Il n'y a pas de sens. J'arrive même pas à compléter un stupide tableau pour une fois que je me décide enfin à travailler ne serait-ce qu'un tout petit peu. C'est aussi parce que je sais que je vais échouer que je ne suis absolument pas motivée pour y consacrer beaucoup de mon temps. Alors que je le devrais absolument. Tous les jours, selon quelqu'un...
Je crois que je préfèrerai me faire sauter la cervelle, ce serait tellement plus simple. Oui j'ai vraiment des idées noires depuis un moment. J'ai constamment des pensées comme celle-ci qui m'assaillent. Juste là, parce que je suis énervée en ce moment même. Mais je sais que même quand ces minutes pénibles seront passées, mon esprit ne sera pas pour autant plus tranquillisé. Non, je sais que cette part de tristesse me suivra toujours quoi que je fasse tant que j'aurai pas résolu ce problème.
Je n'ai pas le courage pour l'instant malheureusement. Mais c'est pour dire que je me retrouve dans une impasse. J'ai de plus en plus cette impression. Il n'y a pas d'issue voilà. Tout ça pour ça...
Avec moi, il y aura tout le temps quelque chose qui n'ira pas. A chaque fois, un problème me tombe dessus. Je sais que jamais je ne serai tranquille. Jamais. Je suis trop fataliste sans doute ou égoïste car chacun a des problèmes. Mais tous les problèmes n'ont pas de solutions, c'est la vie qui veut ça. Alors je n'en vois pas le sens.

mercredi 18 juillet 2007

Frère aîné...

A-t-il une valeur telle à mes yeux pour que je lui consacre un si long post ?
J’aurais tendance à répondre que non. Pour moi, il ne compte pas. Je ne l’aime pas. C’est malheureusement un fait. Je pense que c’est réciproque. Ce n’est pas grave, cela arrive dans certaines familles : ce n’est pas parce que l’on est frère et sœur que l’amour est forcément présent.
Donc si ce frère possède une valeur, pour moi elle est essentiellement négative. Par le passé surtout, maintenant moins. Moins je le vois, mieux je me porte.
Je sais bien que notre relation plutôt néfaste peut expliquer un peu mes problèmes d’aujourd’hui. En partie seulement, bien sûr !

Je crois que si je n’ai pas confiance en moi, cela peut peut-être venir de là. Si je n’arrive pas souvent à m’exprimer, c’est que je n’ai pas souvent pu le faire au sein de ma propre famille. D’une part parce que dans ma famille, on ne discute pas beaucoup de façon générale. Aussi parce que ce frère m’a bloquée en quelque sorte.
Je n’ai pas trop eu cet espace de sécurité intérieure dont on parle et dont on a besoin pour se construire normalement. Bon, ce n’était pas un calvaire quand même ;) Parfois, c’était juste difficile à supporter.

Je n’ai jamais pu réellement communiquer avec lui. Alors si je n'arrive même pas avec mon propre frère, je ne vois pas comment je pourrais le faire avec d'autres personnes que je connais encore moins! Certes, il y a le bénéfice du doute donc on devrait se dire que peut-être tout le monde n'est pas comme ça. Surtout qu'il a du changer. En gros, j'ai l'impression que je suis encore"traumatisée" par lui! Ce n'est pas nécessairement un choc mais c'est le fait qu'on ait vraiment une mauvaise relation depuis toujours. Maintenant, la situation reste difficile à redresser. Surtout, je ne crois même pas en avoir envie. Je sais bien que si on en est là, c'est de notre faute à tous les deux.

Même depuis qu'on a grandi, on ne se parle pas. On s'embrasse encore moins. Je suis allée chez lui, il n'y a pas longtemps c'est le seul que je n'ai pas embrassé. Ca a pu paraître bizarre pour les autres invités.
Je n’ai pas trop le souvenir d’une longue discussion avec lui. Cela est arrivé très rarement qu’il me parle de certains sujets et moi je répondais juste par oui ou je ne disais rien. Mais je ne captais pas grand-chose. Je crois que j’avais peur de lui et de ses réactions. J’étais aussi trop rancunière et fière pour lui demander quelque chose.

Je n’ai pas de souvenirs d'enfance heureux avec lui. Que des mauvais : des gifles reçues à mon anniversaire devant mes invités par exemple…Le pire c’est que je ne me rappelle même pas l’origine de la dispute. Un truc stupide, je suppose ;)

Enfant, il frappait mon second frère. Sans raison. S’il y en avait eu une au moins, j’aurais pu comprendre ! Là non, donc ça me rendait furieuse. Surtout que mon autre frère ne faisait rien même s’il se plaignait. Mes parents ne faisaient pas grand-chose non plus...
En fait si, mon grand frère devait avoir ses raisons. Il devait avoir des problèmes et l'envie de se défouler…J’ai compris ça plus tard seulement, mais pour autant je n’excuse pas.
Je me battais souvent avec lui assez violemment à cause de ça.

Ou parce qu’il me critiquait très souvent. Il aimait bien m’énerver et je crois que c'était facile. J'étais déjà hypersensible aux critiques. Je ne comprenais pas pourquoi il était toujours dans mon dos car pour moi, ce n’était pas un jeu. Je n'arrivais pas à répliquer par la parole déjà à l'époque. Dès que j’ouvrais la bouche, il prononçait toujours des paroles négatives. Jamais une positive sinon je m'en serai souvenu! Ce n'était pas forcément des critiques dures, parfois juste des moqueries. Mais jamais quelque chose que je ressentais comme amical.
J’imagine qu’entre frères et sœurs, c’est souvent comme ça. Le problème, c’est qu’entre chaque petite dispute (enfin plus ou moins petite) , on ne se réconciliait pas. On n'avait rien en commun.

A un moment, j’ai décidé de ne plus parler en sa présence. De toute façon, ce n’était pas bien dur car j’évitais en général sa compagnie. Je répondais juste si on me posait une question au dîner par exemple. Parfois, j'en avais marre de l'écouter, de devoir supporter ce qu'il disait. Car bien sûr c'est lui qui monopolisait la parole à table.
J’ai rarement été à l’aise quand il était dans la même pièce que moi. Devant la télé pareil, je n’aimais pas sa façon de décider arbitrairement ce qu’on regarderait. Il zappait tout le temps donc de toute façon ça me donnait mal à la tête. Quand je jouais à la console avec mon autre frère, il venait parfois débrancher d’un coup notre partie. Donc bien sûr c’était pénible. Il était peut-être jaloux de notre complicité, je ne sais pas trop.

Moi aussi je devais l'être parfois. Et plus particulièrement de la relation qu'il entretenait avec ma mère. Aujourd'hui, d’un côté, je l’envie car il a beaucoup de confiance en lui (même si je ne le connais pas tant que ça, cela se voit), il a la parole facile... Sauf avec moi ;) . Mais d’un autre non, car je n’aime pas son caractère si autoritaire, hautain, et mesquin. Il n'a pas de compassion du tout pour les gens. J'ai même été choquée parfois. Ou plutôt moi je ne connais pas du tout cette part là.

Je pense que j’ai peur de retomber sur des gens comme ça. Ce qui est bizarre, c'est que j'ai l'impression que je n'en ai jamais croisé de pire que lui! Bon, je n'ai pas croisé beaucoup de monde quand même et je sais bien qu'il doit avoir des qualités.

samedi 14 juillet 2007

Personnalité évitante

Je ne sais pas précisément ce qui ne va pas chez moi. J'appelle ça timidité maladive car c'est bien plus simple. En fait, je me demande si je ne souffre pas plutôt d'un trouble de la personnalité évitante. Ca revient au même de toute façon ;)

Voici ce que j'ai trouvé sur le net:

Trouble de la personnalité évitante (Avoidant Personality Disorder) (DSM IV) :

Il s'agit d'un mode général d'inhibition sociale, de sentiments de ne pas être à la hauteur et d'hypersensibilité au jugement négatif d'autrui qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins quatre des manifestations suivantes:
1. le sujet évite les activités sociales professionnelles qui impliquent des contacts importants avec autrui par crainte d'être critiqué, désapprouvé ou rejeté
2. réticence à s'impliquer avec autrui à moins d'être certain d'être aimé
3. est réservé dans les relations intimes par crainte d'être exposé à la honte et au ridicule
4. craint d'être critiqué ou rejeté dans les situations sociales
5. est inhibé dans les situations interpersonnelles nouvelles à cause d'un sentiment de ne pas être à la hauteur
6. se perçoit comme socialement incompétent, sans attrait ou inférieur aux autres
7. est particulièrement réticent à prendre des risques personnels ou à s'engager dans de nouvelles activités par crainte d'éprouver de l'embarras

(Je crois bien qu'il y a plus de 4 points qui me concernent...)



L'évitement est sa stratégie, son but est d'éviter l'échec, elle va agir mais avec moult précautions.
On pourrait parler de timidité maladive.
Solitude, effacement, célibat, faible estime de soi.
La personne évitante fuit les émotions, aussi bien le plaisir que la douleur et se fabrique une vie imaginaire.
(Je suis d'accord avec la première partie mais pas la seconde!)
A la différence du trouble de la personnalité borderline, les personnes évitantes ne subissent pas, par exemple, de sautes d'humeur et d'impulsivité.

Voyons les croyances des personnalités évitantes selon Beck:

Je pourrais être blessé(e).
Je suis socialement inepte et indésirable dans toutes les situations.
Les autres personnes sont potentiellement critiques, indifférentes, humiliantes ou rejetantes.
Les autres me sont supérieurs.
Si une personne reste près de moi, elle va découvrir mon "vrai" moi et me rejeter.
Etre exposé comme inférieur sera intolérable.
Je dois éviter les situations déplaisantes à tout prix et ne pas prendre de risques.
Si j'ignore un problème, il s'en ira.
(Non, là je ne crois pas aux miracles!)
Je vais échouer.
Ils ne m'aiment pas.



Cela consiste à éviter toutes les situations dans lesquelles on pourrait être anxieux. Par exemple: on ne sort pas dans la rue s'il y a du monde, on ne prend jamais la parole dans un groupe, on ne parle pas de soi, ou on ne téléphone jamais. Cela est extrêmement handicapant dans la vie de tous les jours.
Il y a deux types de personnalité évitante:
Les grands anxieux, qui ont eu une enfance dans de bonnes conditions, peuvent nouer des relations normales avec quelques personnes.
Les anxieux susceptibles, qui vivent dans une grande solitude, ne font confiance à personne. Ceux-ci ont fréquemment grandi dans une ambiance de jugement par les parents, les frères et soeurs...
Ces troubles ne sont diagnostiqués qu'à l'âge adulte, car à l'adolescence, il est fréquent que chacun traverse une phase se rapprochant de l'évitement.


Bon ce n'est pas sûr que j'aie vraiment ce trouble car je n'ai pas vu de psy formellement pour ça. En plus, je suis sûre que la plupart ne connaissent rien de très précis dans ce domaine...Car tout ces types de trouble restent encore très méconnus.

En gros, j'ai de l'anxiété sociale. Auparavant, je ne m'en rendais pas toujours compte car je dois éviter certaines situations. Mais j'ai l'impression que ma personnalité a toujours été comme cela donc cela peut peut-être expliquer également pourquoi je n'en avais pas trop conscience. Même si au fil des années, je sentais bien qu'il y avait un truc qui clochait.

J'aurais pu aussi noter quelques éléments sur la phobie sociale mais en fin de compte je pense que ça ne me concerne pas tant que ça, même si la frontière avec le trouble de la personnalité évitante est assez floue.

Pour être plus claire, selon le livre La peur des autres (de C. André et P. Légeron):
Anxiété sociale normale avec manifestations anxieuses ponctuelles et ego-dystoniques: trac
Anxiété sociale pathologique avec ces mêmes manifestations: phobie sociale

Anxiété sociale normale avec manière d'être permanente et ego-syntonique: timidité
Anxiété sociale pathologique avec cette manière d'être permanente: trouble de la personnalité évitante

Ego-syntonique cela signifie que c'est en concordance avec la vision que l'on a de soi-même. Autrement dit, pour moi c'est vraiment dans mon caractère. Alors que pour ego-dystonique, c'est l'inverse.

Je m'aperçois que ce post est un peu trop technique... Je n'arrive pas à y mettre des émotions. En même temps, le sujet ne s'y prête pas trop. Bon faudrait que j'arrête de me critiquer, c'est pas possible! Mais j'y arrive pas...

Edit:
Si vous lisez ce message et que vous vous reconnaissez un peu dans ce type de personnalité, vous pouvez me laisser un commentaire. Je suis prête à discuter un peu de tout cela donc n'hésitez pas.

dimanche 8 juillet 2007

Personnalité

Je ne sais pas quoi écrire. Je vais peut-être arrêter ce blog bientôt. Quand je relis ce que j’ai écrit, je trouve ça tellement stupide, comme ma vie à vrai dire…Heureusement, j'évite de relire mes posts normalement! Enfin peut-être que ça m’aide d’essayer d’exprimer quelque chose. Auparavant, je n’ai jamais pu écrire un vrai journal. Je n’avais pas envie de raconter mon quotidien souvent triste en fin de compte. Surtout, je n’avais absolument pas envie de me confronter à mes problèmes. Je préférais les nier.


On peut dire que j’ai du mal à accepter ma personnalité. Je ne parle même pas de l’aimer. Elle est très effacée. Je ne suis pas affirmée car je n’ai pas confiance en moi. Bien sûr, cela est du en partie à ma grande timidité. Pas uniquement. En général, je n’ai pas d’avis, d’opinions tranchées. Dans les discussions, je ne peux pas défendre mon point de vue car souvent je n’en ai pas. Souvent aussi je ne veux pas que l’on sache ce que je pense. Et beaucoup de conversations m’ennuient.

Au niveau des émotions, je n’en ressens pas trop. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, je vais à peine réagir. Ce n’est pas tout à fait exact quand même car je ne suis pas toujours quelqu’un de calme. Donc je peux facilement me mettre en colère. Bon, ça dépend avec qui et ce doit être du à des insatisfactions je pense.
C’est peut-être une sorte d’armure pour ne pas trop souffrir. Même si je pense que je suis née comme ça. D’ailleurs mes parents sont pareils. C’est également certainement une question d’éducation : dans ma famille, ça ne se fait pas trop de montrer ce que l’on ressent. Ainsi, je ne suis pas habituée aux marques d’affection car chez nous, ça ne se fait pas vraiment. Le moindre contact physique par exemple les bises, me parait assez bizarre.

Je n’ai pas de goûts très développés non plus, pas de réelles passions, rien en somme qui me rendrait cette vie plus supportable. Je devrais écrire « ma vie» mais je n’ai pas l’impression que je la mène vraiment. Il faut que j’arrête de subir donc…

Ce qui est très compliqué c’est que pour aller mieux, il faut s’accepter. En même temps pas complètement car il faut tenter de rejeter cette part de timidité si solidement ancrée en soi. Cela, afin d’en atténuer les effets néfastes. Or pour moi c’est très souvent tout ou rien. Donc en ce moment c’est plutôt rien du coup vu que je ne me supporte pas. Voilà où j’en suis, toutes ces lignes pour réaliser que je suis perdue...

dimanche 1 juillet 2007

Apparence

Il y a quelques jours, c'était mon anniversaire. Je n'aime pas spécialement cette date. Officiellement, je prends un an mais ça ne se voit absolument pas. Dommage pour moi!

Je n'aime pas mon apparence physique. J'ai une tête et un corps de gamine: petite et mince. Quantité négligeable. Comme ce que j'ai l'impression de valoir. Bien sûr, je n'ai pas gardé ma joie de vivre ou mon insouciance enfantine. En même temps, je ne me rappelle pas si j'ai jamais été vraiment très heureuse! Si on n'a pas de souvenirs très mémorables (en bien ou en mal) c'est qu'on n'a manqué de rien, je crois. Donc je ne me plains pas. En plus, ma vie était moins compliquée donc j'étais certainement plus heureuse.

D'accord, bien des gens rêveraient de paraître plus jeunes que leur âge, surtout des femmes. Moi, je ne me sens pas femme c'est tout. Donc c'est un problème bien plus complexe que ce qu'on pourrait croire. Car à cet âge, on se sent à part, en décalage avec les autres jeunes de son âge et en décalage par rapport à soi d'une certaine façon. Je ne sais pas trop pourquoi mais j'ai l'impression également que mon côté féminin n'est pas du tout prévalent par rapport à mon côté masculin. Enfin, si l'on considère que les êtres ont une part féminine et une part masculine quel que soit leur genre. Ca, ça ne me gêne pas tant que ça.

Je me sens en décalage avec les jeunes de mon âge. A cause des gens qui me font des remarques. Je les comprends car c'est un peu normal et c'est même un fait. A force pourtant c'est pénible et moi du coup, je ne me sens pas normale. La principale difficulté, c'est que je n'accepte pas moi-même mon apparence. Voilà pourquoi j'en ai marre de tout ça. Je ne sais même pas pourquoi je suis comme ça. Je me critique moi-même durement. Du coup, je me focalise bien trop sur ça! La preuve avec ce long post ;) Je pense que c'est quand même pas mal de mettre en mots ses pensées. Ca me permet de réaliser que ce n'est pas bien dramatique quand même! Je le sais bien car ce n'est pas un problème vital par exemple. Oui, il faut que je relativise. Forcément pour moi c'est dur.

C'est entre autres, peut-être pourquoi je n'aime pas aller vers les autres car rien qu'en les voyant, je dois inconsciemment me comparer et je ne me sens pas à ma place. Elle est où alors ma place? Enfin bon, ce n'est pas la seule raison possible bien évidemment. Si je sens un tel écart entre les autres et moi, c'est aussi à cause de ma personnalité. Mais j'aborderai cet aspect une autre fois, peut-être.

L'image que je renvoie aux yeux des autres ne correspond pas trop à mon âge réel. A mon esprit non plus. D'où un sentiment d'inadéquation. On ne me prend pas au sérieux alors que moi, au contraire, je le suis. Même trop je pense.
Cependant, je ne me sens pas bien adulte. C'est un peu contradictoire alors. Mais tout est souvent nuancé dans la vie. Heureusement d'ailleurs! Je ne suis pas indépendante, je ne me sens pas libre. De par ce que je vis ou plutôt de par les expériences que je ne vis pas, je n'évolue pas réellement. Je me souviens qu'il y a quelques années, j'avais dit à ma psy : "Quand je serais grande, ..." Elle m'avait repris "Mais vous l'êtes". Donc ça m'avait un peu gênée car je voulais juste dire plus vieille. Je suis sûre que c'est elle qui m'avait posé une question car à cette période, l'avenir me faisait très peur. Je n'avais pas du tout envie de vivre dans le monde adulte, je pense. Là ça va mieux. Mais le monde me fait toujours autant peur.

Voilà ce que je peux raconter rien qu'en écrivant sur l'apparence, je m'étonne moi-même! Forcément, c'est juste un long texte biaisé par ma paranoïa ambiante. J'en suis bien consciente. Parfois, il ne faut justement pas trop réfléchir. Au moins, j'arrête un peu de recopier des paroles de chansons ;) De toute façon je les pique, sur des sites en général.

mardi 5 juin 2007

La fille sans qualité

Elle a lu cette expression quelque part. Elle trouve que ces 4 mots peuvent très bien la définir. Bien sûr, elle sait au fond qu’elle en possède quand même des qualités. Mais elles sont justement enfouies au plus profond d’elle. Selon elle, elle en a très peu comparé à tous ses défauts. Plutôt, ceux-ci la font souffrir car ils s’expriment puissamment à travers son esprit souvent torturé. Ses qualités, par contre restent cachées. Elles ne lui sont absolument d’aucune aide. De toute façon à qui pourrait-elle les dévoiler ? Puis, en a-t-elle vraiment l’envie ?

Il est plus facile pour elle de considérer qu’elle est dénuée de qualités, de se sentir constamment nulle et inintéressante. Pourquoi? Cela reste un mystère. Depuis sa naissance, elle a toujours eu ce sentiment que la moindre de ses actions n’avait aucun intérêt. Ou alors est-ce juste depuis quelques années seulement? Toujours est-il qu’elle s’interroge très souvent sur le sens de son existence. Forcément, comme beaucoup de personnes qui se questionnent là-dessus, elle n’a pas trouvé de réponses! D’ailleurs en existe-t-il?

Peut-être que si elle était un être constitué uniquement par des défauts, ou bien si elle n’avait absolument aucune qualité, elle comprendrait mieux pourquoi sa vie est si terne, si insignifiante, si triste. Dans ce cas, cela ne serait que justice. Voilà sans doute pourquoi elle continue de se considérer comme la fille sans qualité.