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jeudi 2 avril 2009

Quelques films

Ces temps-ci, j'ai vu beaucoup de films au cinéma surtout, ou chez moi aussi. Voilà ceux que j'ai appréciés.


Io non ho paura-L'été où j'ai grandi (2003)

Résumé:

L'été dans un paisible village du sud de l'Italie. Michele a dix ans et joue à avoir peur avec ses copains... Rien ne semble pouvoir troubler ces moments d'innocence. Et pourtant, au fond d'un trou, il découvre un terrifiant secret. Michele ne se doute pas qu'il est devenu le témoin d'un abominable crime qui changera le regard qu'il porte sur ses proches.

Mon avis:

Un film au scénario très original : en fait c'est l'adaptation d'un roman italien.
L'acteur principal qui est donc un enfant, joue très bien. D'ailleurs, tout est filmé à hauteur de ses yeux, selon son propre point de vue. Ce côté enfantin peut agacer certaines personnes sans doute. Moi au contraire, je trouve que cela permet de retrouver une certaine fraicheur due à l'enfance. L'innocence du héros va cependant être mise à mal par ce qu'il va découvrir. C'est pour cela qu'il va devoir grandir plus vite que prévu, d'où le titre français.
Les images, très colorées, sont saisissantes de beauté et particulièrement le rendu des champs de blés. C'est du à un certain jeu avec la lumière.
Par contre, la fin est peut-être un peu trop mélodramatique. Mais le film n'en reste pas moins très plaisant.


Boy A (2007)

Résumé:

A 24 ans, Jack sort de prison où il a passé toute son adolescence pour un meurtre qu'il a commis lorsqu'il était enfant. Dès sa libération, Terry, assistant social, l'emmène le plus loin possible de ce scandale encore présent dans tous les esprits. Terry lui donne un autre nom, lui trouve un travail, une maison. Dans cette ville d'Angleterre qu'il ne connaît pas, Jack se construit une nouvelle vie à laquelle il tente de se tenir. Mais si l'anonymat est un répit, il est aussi une douloureuse contrainte puisque Jack ne peut révéler à ses nouveaux collègues ou amis, et à la fille dont il tombe amoureux, la vraie nature de son passé. Jusqu'au jour où, par hasard, Jack devient un héros local et que sa photo apparaît à la une des quotidiens...

Mon avis:

Il s'agit d'un thème fort pour un film qui l'est tout autant. Le sujet est certes délicat mais fascinant. Ce récit sur la réinsertion sociale d'un jeune meurtrier est porté par l'extraordinaire prestation du comédien principal Andrew Garfield. Ce n'est pas un film distrayant, mais le but n'est pas de distraire. En fait, cette œuvre fait beaucoup réfléchir ses spectateurs. On est un peu sonné à la fin, bouleversé même et l'on se pose de nombreuses questions. A-t-on le droit de changer? Est-ce possible de vivre une seconde chance? Le peut-on réellement? Quel poids pèse la culpabilité? Peut-on affronter seul toute une population? ...


The Chaser
(2008)

Résumé:

Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, reprend du service lorsqu'il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite, il réalise qu'elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l'homme, persuadé qu'il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du tueur.

Mon avis:

Un thriller coréen efficace et de bonne qualité. On ne s'ennuie jamais selon moi, au contraire et ce, même si certaines scènes ne sont pas forcément toujours très crédibles. Il y a une dose suffisamment forte de suspens dans cette sorte de course-poursuite nocturne. On y trouve également de l'horreur et de la violence (attention beaucoup de sang versé ce qui change d'ailleurs des films hollywoodiens notamment). Il y a quand même quelques moments d'émotion notamment quand le héros doit s'occuper de la fille de la prostituée enlevée. Le héros justement est plutôt dépeint comme un antihéros comme on en voit rarement. Les policiers coréens sont quand à eux critiqués pour leur incompétence. Bref, pour un premier film, c'est un joli coup d'essai. Cela confirme la vitalité du cinéma coréen.


Watchmen - Les gardiens
(2009)

Résumé:

Aventure à la fois complexe et mystérieuse sur plusieurs niveaux, "Watchmen - Les Gardiens" - se passe dans une Amérique alternative de 1985 où les super-héros font partie du quotidien et où l'Horloge de l'Apocalypse -symbole de la tension entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq. Lorsque l'un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué un peu à plat mais non moins déterminé, va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les super-héros du passé et du présent. Alors qu'il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers -un groupe hétéroclite de super-héros retraités, seul l'un d'entre-eux possède de véritables pouvoirs- Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences catastrophiques pour le futur. Leur mission est de protéger l'humanité... Mais qui veille sur ces gardiens ?

Mon avis:

Du début à la fin, tout est plutôt réussi: la réalisation, le montage, le rythme, le jeu des acteurs, le scénario, les effets spéciaux, la mise en scène, l'ambiance... On voit rarement un film de superhéros comme celui-là. Ainsi, ce blockbuster ne manque pas d'étrangetés. C'est sombre, violent, parfois gore, pessimiste, avec une fin qui surprend, où l'on ne fait plus trop la distinction entre le bien et le mal.
En portant à l'écran un roman graphique réputé inadaptable, le réalisateur nous livre un film certes imparfait mais captivant. Il faut bien dire que pendant ces 2h40, on ne voit pas trop le temps passer et l'on passe un agréable moment.


Sinon j'ai vu d'autres films pas mal bien sûr mais je ne ressens pas spécialement l'envie de les présenter ici. Tout simplement.

lundi 2 mars 2009

Inside Man - L'homme de l'intérieur (2006)


J'ai vu récemment ce film de Spike Lee. J'avais eu envie de le voir quand il sortait au cinéma en fait. Je ne sais pas trop pourquoi je n'y étais pas allée. Bref, je ne regrette pas d'avoir rattrapé mon retard car j'ai passé un bon moment.
A première vue, le scénario est assez classique au cinéma. L'histoire commence donc par un hold-up avec prise d'otages dans une grande banque new-yorkaise. Mais peu à peu, ce film se révèle bien plus psychologique qu'on pourrait le croire et la fin semble relativement inattendue. On ne voit pas trop le temps passer, alors même que le lieu est pratiquement toujours identique.
Les acteurs jouent tous parfaitement leur rôle. Ce sont des acteurs que j'aime bien en général: Denzel Washington, Jodie Foster, et surtout Clive Owen. Je l'avais déjà remarqué dans Gosford Park (2001) quand il n'avait qu'un petit rôle. Ensuite, il avait le rôle principal dans Les Fils de l'homme (2006), un bon film d'ailleurs. Dommage que là dans Inside Man, il porte souvent un masque donc on ne le voit pas beaucoup ;)

lundi 23 février 2009

Je suis contente pour le film Slumdog Millionaire. Il a été nettement récompensé aux Oscars la nuit dernière.
Je ne vais pas raconter ici son synopsis, déjà connu de pratiquement tout le monde.
J'ai apprécié ce film très original, dépaysant et avec beaucoup de suspens. Parfois, il y a d'ailleurs un peu trop de péripéties donc on se dit que ce n'est pas forcément crédible. L'essentiel n'est pas là. Ce n'est certes pas le film du siècle mais en sortant du cinéma, on reste vraiment sur une très bonne impression ce qui est plutôt rare pour moi.

Je voudrais consacrer quelques lignes également à un film nettement moins connu que j'ai vu il y a peu: Rosso come il cielo en italien. Rouge comme le ciel en français. Non, il n'y a pas d'erreur! Il s'agit du moment où le ciel est rouge au coucher du soleil.

Voici un résumé:

Toscane, Italie 1971. Mirco vit dans un petit village avec ses parents, jusqu'au jour où un accident le prive de la vue. Envoyé dans une école spécialisée à Gênes, dirigée par des autorités religieuses convaincues qu'un aveugle est un handicapé à qui l'on doit refuser toute illusion ou espoir, Mirco y défend son épanouissement et son besoin d'expression personnelle par le biais d'un vieux magnétophone à bandes. Bandes qu'il apprend à enregistrer, couper et monter pour raconter des histoires fantastiques à ses compagnons d'internat.

Mon avis:

C'est un petit film qui ne paie pas de mine, avec peu d'actions. Je ne pense pas que ce film soit sorti en France d'ailleurs. En tous cas, ce film nous relate une jolie histoire sur l'enfance et le pouvoir de l'imagination. Je ne regrette donc pas d'avoir vu ce film assez sympa.

mercredi 7 janvier 2009

Films préférés pour l'année 2008

Je reviens poster ici et je ne parlerai pas du changement d'année car cela a le don de me déprimer...

Voilà juste un petit bilan des films sortis en 2008 que j'ai vus. Je sais, j'aurais pu poster ça avant mais je ne sais pas pourquoi je n'ai pas trop pris le temps. Sans doute car cela n'intéresse personne à part moi... Mais ce n'est pas pour autant que je ne me dois pas de le faire.

J'ai du voir 18 films de 2008 (pas en tout bien sûr car je ne comptabilise pas les films plus anciens). Mes films préférés plus ou moins dans l'ordre : Paris, Two Lovers, La Zona, Le 1er jour du reste de ta vie, Lust caution, Entre les murs...

-Paris:

Un film choral qui décrit la vie de certains parisiens de milieu très divers. Je ne peux pas trop décrire ce qui m'a plu: c'est un film réussi en tout. Peut-être le fait que l' histoire de chaque personnage est crédible, parfois drôle parfois triste et souvent touchante. Je ne m'attendais pas à grand chose en allant le voir donc ce fut une plaisante surprise. En ressortant du cinéma, j'ai eu cette sensation agréable. C'est assez rare, surtout à ce point!

- Two Lovers: Un synopsis:
"New York, Leonard hésite entre suivre son destin et épouser Sandra, la femme que ses parents lui ont choisi ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, Michelle, belle et volage, dont il est tombé éperdument amoureux. Entre la raison et l'instinct, il va devoir faire le plus difficile des choix..."

Ce film simple aborde un sujet universel: l'amour et donc les complications qu'il entraîne. La réalisation est sobre. Elle sert le récit qui ne tombe ainsi jamais dans la mièvrerie. Joaquin Phoenix joue parfaitement son rôle d'être en souffrance. L'intrigue de cette romance sentimentale sombre est très prenante.
Une véritable réussite selon moi, n'en déplaise à certain(e)s qui trouvent que c'est un film pas assez gai pour une personne de mon âge! Là, je ne suis pas d'accord, il s'agit de ce que l'on ressent et cela n'a rien à voir avec l'âge... Pour moi, ce film est bel et bien bouleversant.

-Le 1er jour du reste de ta vie: Une comédie ( à 1ère vue qui ne paye pourtant pas de mine) sympa avec de bons acteurs. La vie d'une famille moyenne retracée de façon originale, à travers le moment le plus important vécu par chacun des membres de la famille. Cela fait parfois un peu cliché mais c'est assez drôle et vrai. J'ai passé un bon moment.

-La Zona: Un synopsis:
"Mexico. Trois adolescents des quartiers pauvres pénètrent dans l'enceinte de La Zona, une cité résidentielle aisée, entourée de murs et protégée par un service de sécurité privé. Ils s'introduisent dans l'une des maisons, mais le cambriolage tourne mal. Plutôt que de prévenir les autorités, les résidents décident de se faire justice eux-mêmes. Une chasse à l'homme sans pitié commence..."
Un magnifique thriller social, sur un sujet assez surprenant a priori. A plusieurs moments, l'émotion nous gagne car le spectateur est plongé dans un univers angoissant et dramatique.

- Entre les murs:
Un genre de docu-fiction qui illustre le quotidien d'une classe dans un lycée difficile. C'est intéressant à suivre avec des dialogues vifs, des acteurs excellents (qu'on n'a pas l'habitude de voir dans les films français) et un déroulement de l'histoire assez proche de la réalité concernant les difficultés que les professeurs rencontrent quotidiennement.

-Lust caution:Après Le secret de Brockeback Mountain, Ang Lee nous offre encore un joli film. Le scénario est plutôt classique (une jeune étudiante est chargée d'approcher et de séduire un des chefs de la collaboration avec les japonais que la résistance veut supprimer). Il y a du suspense et de l'émotion. Les images sont particulièrement esthétiques, la musique est agréable et le jeu des acteurs et actrices est parfait.

mercredi 23 avril 2008

Old Boy


Récemment, j'ai vu ce film: Old Boy réalisé en 2003 par le Sud-Coréen Park Chan-Wook.
C'est un film très particulier, bizarre, intense. Dur aussi.
Je n'avais jamais vu de film coréen avant et je n'ai pas été déçue! Mais il est complexe donc j'aurais envie de le revoir pour être sûre de ma propre interprétation ou plutôt pour mieux saisir certains détails qui m'ont échappé.

Synopsis:

Oh Dae-su, simple businessman un peu trop éméché, est emmené dans un commissariat par la police. Finalement libéré, il est kidnappé sur le chemin du retour alors qu'il s'apprêtait à fêter l'anniversaire de sa petite fille. Il sera détenu pendant 15 ans dans une sorte de chambre d'hôtel avec pour seule distraction une télévision! Il apprend ainsi que sa femme a été assassinée et qu'il est le principal suspect... Pourquoi a t-il été emprisonné? On l'ignore et Oh Dae-su lui même n'en connaît pas la raison!

Relâché après toutes ces années, il veut se venger. Il réussit à retrouver son kidnappeur. Celui-ci lui laisse 5 jours pour comprendre la raison de son enfermement passé, sans quoi il tuera la femme qui héberge
Oh Dae-su, la jeune Mido.


Mon avis:

On suit le héros dans son enquête, dans sa quête de vérité. Ca, durant tous les moments de sa progression
car il n'y a pas de scène sans lui. La trame de l'histoire est donc intéressante. La présence de suspens et de rebondissements ne gâche rien.

C'est aussi un drame psychologique: comment un homme respectable sombre t-il peu à peu dans la folie, celle qui l'aide à tenir jusqu'au jour tant attendu de sa vengeance. Ce film aborde ainsi la solitude et la monstruosité engendrée par ce désir de vengeance.

Ce film est violent. Le héros ne se contente pas de longs discours, surtout après ce qu'il a subi pendant toutes ces années. On le voit manger un poulpe vivant par exemple, mais ce n'est rien en comparaison de ce qu'il inflige à certaines personnes! Cette violence est toutefois rarement gratuite. D'ailleurs, le réalisateur coupe avant les scènes les plus traumatisantes: "
Les gens tremblent car ils imaginent. N'imaginez pas et vous serez plein de courage" dit ainsi un des méchants à Oh Dae-su quand il se retrouve dans une très mauvaise posture.

Ce film ne peut se résumer en une histoire d'une vengeance ou plutôt pas simplement celle d'un seul homme. Car le film se concentre aussi sur les motivations du commanditaire de l'enlèvement. Pourquoi a-t-il séquestré Oh Dae-su mais également pourquoi l'a-t-il relâché...

Le final est vraiment spécial, je n'avais jamais vu ça dans un film! C'est peut-être malgré tout un peu trop trash à cause du sujet. C'est parfois à la limite du soutenable. Cette fin reste très libre, on n'est même pas sûr d'avoir tout compris. Ou alors chacun se fait sa propre interprétation.

Bref, ce film est atypique, résolument inclassable. Il ne rentre pas dans une seule catégorie selon moi. Bizarre. Mais après ces 2h, on se dit que oui, finalement on l'a apprécié. C'est presque un étonnement. Ce long-métrage a apparemment fait forte impression sur nombre de gens. Il a du en dégoûter certains aussi. Je n'en doute pas! Et c'est compréhensible.
A Cannes, il aurait pu recevoir la Palme d'or, l'année où Fahrenheit 9/11 l'a obtenue (2004). Je pense que cela n'aurait pas été injuste. Mais son aspect déroutant doit expliquer pourquoi il l'aurait ratée de peu. Ca ne fait rien, l'important est vraiment ailleurs.

"Ris, tout le monde rira avec toi. Pleure, tu seras le seul à pleurer."

"Même si je suis pire qu'une bête, n'ai-je pas le droit de vivre ?"

dimanche 13 avril 2008

2 films

Récemment, j'ai regardé deux films intéressants. Je ne sais pas s'ils m'ont beaucoup plu. On va dire plus ou moins. Ils ne m'ont pas déplu, c'est déjà ça ;)

Ils possèdent en tout cas plusieurs points communs, c'est pour cela que je me permets de les rapprocher dans ce post. L'un, Maria, pleine de grâce, raconte comment une jeune Colombienne devient une mule qui transporte donc de la cocaïne dans son estomac. L'autre, La Zona, traite de la traque sans merci d'un jeune cambrioleur, par les habitants d'une zone résidentielle ultra-sécurisée de Mexico.

Le premier est réalisé par un Américain et le second par un Mexicain. Dans ces deux films, l'action se situe en Amérique du Sud (En Colombie puis ensuite aux Etats-Unis pour l'un et pour l'autre au Mexique). Je pense que j'aime bien les films étrangers. Enfin, je généralise trop peut-être. Je dirais plutôt que certains sont bons mais certains évidemment peuvent être ennuyeux. De plus , je ne me considère pas du tout comme une vraie cinéphile.

J'apprécie de ne pas avoir une seule vision du monde quand je vois des films. Ainsi, ce type de films plutôt d'auteur m' éclairent sur certains aspects de la vie où quelle se trouve. Ils soulèvent souvent des questions et tentent parfois d'apporter des réponses à certaines interrogations. J'aime vraiment cet aspect.

Par contre, je comprends que des personnes ne soient pas intéressées par ce type de films et qu'ils puissent les trouver trop sombres ou pas assez divertissants. Moi, j'avoue que je me divertis ainsi! Bien sûr, je peux regarder aussi des comédies. Il y en qui sont vraiment pas mal, même si je trouve que c'est de plus en plus rare de nos jours. Mais j'aime particulièrement les films qui ne se finissent pas toujours bien, qui véhiculent de la tristesse. Ce sentiment, je le ressens vraiment alors que d'autres, c'est parfois moins évident pour moi. S'il n'y avait pas de malheur sur cette terre, il n'y aurait jamais de bonheur selon moi. Du moins, on n'apprécierait pas autant les moments heureux si on n'en avait pas éprouvé le contraste avec les moments contraires.

Après avoir vu le film Maria, pleine de grâce, on se pose plein de questions sur le trafic de drogue. En même temps, on a l'impression de mieux comprendre les motivations de certaines mules. Je savais déjà que les mules étaient de plus en plus jeunes. Il n'y a pas longtemps, fin mars, il y avait eu un cas d'une jeune Antillaise de 15 ans retrouvée morte en France à cause de ça. Je savais que c'était pour l'argent. Je crois qu'on juge trop et trop vite surtout avec le flot d'informations qui nous parvient chaque jour. Donc c'est parfois pas mal de revenir sur certains sujets, d'y consacrer plus de son temps. Alors si un film existe qui les aborde, que demander de plus?
La vie de cette jeune héroïne est assez touchante et le film est porté par le beau jeu de l'actrice principale.

Pour le film La Zona, il s'agit de la question habituelle, faut-il obéir à des règles si elles sont stupides? Surtout, si on le fait comment cela dégénère-t-il? Ce film montre la naissance d'une sorte de fascisme dans un univers clos. Les habitants de la zone suivent leurs propres lois. Ils sont aisés et se pensent en majorité plus civilisés que les "barbares" dehors. (En majorité car tous les habitants de la zone ne sont pas pour cette chasse à l'homme impitoyable). En réalité, ils ne le sont pas plus puisqu'ils se comportent de façon odieuse et finalement emploient des méthodes pires que ceux de l'extérieur. Ou pas forcément pires mais pas mieux puisque de toute façon, le cynisme et la corruption sont la règle dans cette zone.
J'ai un peu moins aimé ce film car l'univers y est plus froid, il n'y a pas de touche très personnelle. J'aurais voulu que le réalisateur s'attarde un peu plus sur l'amitié naissante entre le jeune cambrioleur traqué et le jeune garçon habitant la zone qui le recueille et le cache. C'est paradoxal car sinon ce film n'aurait pas été si tragique que ça. Et la tragédie c'est grandiose pour moi, dans les films bien sûr!